Aujourd’hui, les candidats qui souhaitent devenir taxis sont de plus en plus nombreux.  Ce phénomène est notamment dû à la réforme votée l’année dernière (décembre 2016 Granguillaume) concernant les modalités d’examen. Jusqu’à cette réforme, les examens pour les taxis et les VTC étaient différents.

Désormais, les candidats doivent sur certaines matières, passer  l’examen ensemble. En effet, les modalités administratives, le contenu des formations ainsi que les sessions d’examen sont à présent organisés par les chambres des métiers de l’artisanat et donc identiques.

Les candidats doivent tout de même préciser, lors de leur inscription, s’ils choisissent le tronc VTC ou Taxi. Et pour cause, une épreuve reste spécifique à chacune des activités : l’épreuve pratique.

Les premiers chiffres

En mai 2017, lors de la première session organisée en région parisienne, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat nous informe que 56% des 600 inscrits avaient opté pour le tronc Taxi.

De plus, sur 9 régions françaises, dont l’Ile De France, 2000 candidats sur 3000 ont choisi la spécialité taxi. Ces résultats reflètent bien la préférence des candidats vers la profession de taxi qui représente plus d’avantages (en étant sur les quasi mêmes modalités d’examen).

Ces derniers chiffres peuvent également être le reflet du mécontentement des chauffeurs face à la faible rémunération des VTC. Celle-ci est estimée à 1700€ mensuels pour 60 heures de travail par semaine et sans congés, comme nous informe Daniel (nom modifié) dans l’article du Parisien : « En 2012, quand Uber est arrivé en France, je faisais partie des premiers chauffeurs, se souvient celui qui a exercé comme conducteur dans des ministères et une ambassade avant de se mettre à son compte. Je faisais des mois à 3 000 € en travaillant dix heures à douze heures, cinq jours par semaine. Maintenant, c’est 1 700 € en quinze à seize heures, six jours par semaine. Je ne vois plus ma famille. » Une situation sans issue selon lui : « C’est Uber le patron du secteur. Quand il baisse les prix, tout le monde suit. Et quand un nouveau concurrent comme Taxify débarque, il fait la danse du ventre pour attirer les chauffeurs en augmentant nos rémunérations avant de s’aligner sur Uber. J’ai des emprunts à rembourser, je suis pris au piège. »

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